Târgu Neamț et 6 raisons de revenir en Moldavie

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Târgu Neamț
Foto: commons.wikimedia.org/

Traduction : Mihaela Stanilescu

À Târgu Neamț, le pays des bisons d’Europe ou l’âme des monastères, tu seras toujours accueilli par l’histoire de la Forteresse Neamț et tu te détendras en lisant les manuscrits de l’espiègle Nică. Ozana, la rivière qui coule doucement, le Musée d’Histoire et d’Ethnographie, la Maison commémorative d’Ion Creangă ou celle de Veronica Micle, la bien-aimée de Mihai Eminescu, te feront découvrir une petite partie de la belle Moldavie.

1. La forteresse Neamț

Târgu Neamț, petite ville accueillante, est sous la protection de la Forteresse Neamț, l’imposante forteresse construite par Petru Ier de Moldavie, sur les collines de Ples. La Forteresse Neamț est l’une des plus importantes forteresses du cœur de Moldavie, et les premières preuves documentaires remontent à 1395. Sa période de gloire se situe sous le règne d’Étienne III de Moldavie (1457-1504), mais les murs du monument ont été partiellement détruits lors du siège du Sultan Mehmet II le Conquérant. En 1691, elle a défendu la foire contre l’armée polonaise dirigée par Jean III Sobieski. Cependant, en 1866, la forteresse a été déclarée monument historique et en 1972, les travaux de consolidation ont commencé.

En 1992, grâce à un programme de restauration de l’UNESCO, les murs ont été renforcés entre 2007-2009, le monument a fait l’objet d’une rénovation complète approfondie. Après deux ans de travail acharné, la forteresse a été rouverte et a émerveillé tous les touristes. Sous une nouvelle apparence grandiose, la forteresse de Neamț conserve une histoire de travail difficile. Une petite chapelle intime et belle a été construite dans la clôture, où on peut dire ses prières dans un silence complet. L’histoire de la forteresse te sera également insufflée par les figures de cire de taille réelle, qui intensifient la sensation du lieu. 

 

2. Le Musée d’Histoire et d’Ethnographie

En descendant sous la forteresse, arrête-toi pour prendre ta dose d’histoire au Musée d’Histoire et d’Ethnographie. Tu y trouveras une exposition archéologique et du matériel ethnographique richement illustré.

3. Maison commémorative « Veronica Micle »

À quelques pas se trouve la maison commémorative de la poétesse Veronica Micle. Laisse-toi emporter par un amour dramatique, en lisant les lettres brûlantes envoyées par « Hypérion » (« Luceafăr ») de la littérature roumaine à sa bien-aimée Veronica.

 

4. Maison commémorative « Ion Creangă »

Et si tu te sens trop mélancolique après, change d’humeur à la Maison commémorative Ion Creangă. Tu traverses Ozana « la douce qui coule » et tu arrives directement à Humulești, le village avec le musée commémoratif le plus visité du pays. Environ 40 000 touristes roumains et étrangers visitent chaque année la maison du raconteur Ion Creangă.

Je ne sais pas comment sont les autres, mais moi, quand je pense au lieu de ma naissance, à la maison paternelle de Humulesti, à la colonne du poêle ou maman attachait une ficelle garnie de papillottes- ce que les chats pouvaient s’en donner de jouer avec au rebord de l’âtre couvert de glaise, où je m’appuyais quand j’ai commencé à me tenir sur mes petites jambes, au four sur lequel je me blottissais quand on faisait à cache-chache, à tant de jeux et de farces pleins de gaîté et de charme puéril, il me semble que mon cœur bondit encore de joie.

 

C’est aussi ici que se trouve le parc à thème où tu retrouveras les personnages des livres d’enfance : le Père Chiorpec, la tante Mărioara, la chèvre aux trois chevreaux ou l’ours trompé par le renard.

5. Le pays des bisons d’Europe

Depuis Humulești, tu peux choisir de partir à la recherche de la paix de l’esprit vers les plus beaux monastères de Moldavie, ou bien de partir à la recherche du formidable pays des bois. Ce dernier est situé sur le territoire du parc national divisé en quatre parties : les « Bois de cuivre », la « Forêt d’argent », la « Réserve de chêne de Dumbrava » et la « Réservation de bisons de Dragoș Vodă ». La réservation comprend également plusieurs espèces  animales en danger, comme l’ours brun, le chat sauvage, la loutre, le lynx et le cerf des Carpates. Le parc national a également été le lieu de tournage du film « Frații Jderi » (« Les frères Martes ») dans les années 1970.

 

6. Lieux de pèlerinage : le Monastère de Neamț, le monastère de Sihăstria et Sihla, le monastère d’Agapia, le monastère de Văratec et le monastère de Secu

 

Le  Monastère de Neamț

Toujours à Târgu Neamț, à proximité se trouve le monastère de Neamț, fondé par Stefan le Grand et construit dans le style autochtone moldave. Ouvre ton cœur à la foi et profite de la paix et de la tranquillité offertes par les autres lieux de culte, comme les monastères Sihăstria et Sihla, les monastères Agapia, Văratec et Secu. La zone de Moldavie est toujours visitée par des paroissiens  de tout le pays grâce à ces lieux saints.

Le Monastère Sihla

L’histoire du monastère Sihla, de ses fondateurs et de ses saints parents n’est pas claire dans les documents. Dans les temps anciens, les forêts de Sihla étaient très difficiles à traverser sans la présence de l’homme. Seuls les ermites fréquentaient la forêt pour sa tranquillité, son calme, et se battaient pour vivre dans des conditions de froid et d’inhospitalité inimaginables. Les forêts de la Sihla étaient considérées comme « le plus grand désert », où seuls les ermites les mieux formés étaient en mesure d’avancer.

Aujourd’hui, au monastère de Sihla, les voyageurs ont la possibilité d’admirer un paysage d’une splendeur séduisante et spectaculaire, avec une vue panoramique sur les montagnes environnantes, avec des lieux saints chargés de l’histoire silencieuse des ermites qui ont vécu pendant des siècles dans les monastères des montagnes de Sihla.

Le Monastère d’Agapia

À seulement 9 km de la ville de Târgu Neamț se trouve l’un des plus grands monastères de nonnes de Roumanie, le monastère Văratec étant le plus grand, suivi du monastère d’Agapia. Construit entre 1641-1643, il a été inscrit sur la liste des monuments historiques en 2015. Le monastère est célèbre pour les peintures intérieures de l’église et pour la tranquillité qu’il apporte à chaque visiteur. Entre 1858 et 1861, le peintre Nicolae Grigorescu, âgé alors de 20 ans seulement, a été engagé pour peindre les murs intérieurs du lieu de culte.

Des personnalités importantes y ont séjourné et grandi, comme Dimitrie Bolintineanu, Ion Creangă, Alexandru Vlahuță, Calistrat Hogaș, qui ont tous décrit l’atmosphère comme silencieuse et sainte.

L’herbe verte qui entoure la cour carrée, délimitée de tous côtés par les pièces blanches, propres et silencieuses du monastère. Du milieu de la cour s’élève la grande église, brillamment peinte à l’intérieur par notre maître Grigorescu. Alexandru Vlahuța.

Le Monastère de Văratec

À 12 km de la ville de Târgu Neamț se trouve le monastère de Văratec, le plus grand monastère de religieuses, suivi du monastère d’Agapia. Le monastère orthodoxe se trouve au bas des montagnes, près du village du même nom. Il y a une école de métiers et d’éducation générale pour les nonnes, et ici on peut aussi apprendre le grec, la broderie et le tissage. Après la mort du poète Mihai Eminescu, Veronica Micle a trouvé sa paix au monastère de Văratec.

Tout cela enrichira ton âme et ton esprit et tu en sortiras renforcé, plus curieux et plus modeste

D’où vient le toponyme « Neamț » ?

Târgu Neamț, l’une des villes les plus authentiques de Moldavie, est mentionnée dès 1300 dans Letopisețul Novgorod, sous le règne de Petru Vodă, lorsque la construction de la Forteresse de Neamț a commencé. Le terme « Neamț » apparaît de plus en plus souvent dans les documents de l’époque, étant mentionné par plusieurs personnalités importantes de l’époque, telles qu’Alexandre le Bon, le roi hongrois Sigismond de Luxembourg, mais il apparaît également dans la liste russe des villes roumaines dites « valaques ».

Târgu Neamț devient avec le temps un point économiquement important et sera parmi les quatre villes qui ont leur propre sceau latin. Plus tard, Targu Neamt est devenu la capitale du département, bénéficiant d’une situation favorable aux XVe et XVIe siècles, et la forteresse de Neamț a servi de refuge aux familles souveraines.

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