Argeș – le département avec 3 des symboles purement roumains

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Foto: Captură de ecran video „Curtea de Argeș din Drona 4k” de pe canalul Dagu pe YouTube

Traduction : Dinu Oana-Cristina

La Roumanie est un pays avec beaucoup de potentiel dans le domaine du tourisme, impressionnant avec des paysages uniques, à couper le souffle. Aujourd’hui, on a choisi de présenter le département d’Argeș et certaines de ses attractions touristiques. Parmi eux se trouvent : la citadelle de Poenari, le monastère de Curtea de Argeș et La Route Transfăgărașan.

Argeş – brève présentation et histoire du lieu

Le département d’Argeș se trouve dans la région sud de la Roumanie, plus précisément en Munténie. Son nom provient de la rivière avec le même nom qui le traverse. En analysant plus profondément l’étymologie du mot, on découvre que l’hydronyme « Argeş » provient d’un terme utilisé par les Daces, « Argessos », qui signifie « brillant ».

Une brève analyse d’un point de vue géographique révèle le fait que dans le département d’Argeş, il y a certaines des plus hautes montagnes de Roumanie : les montagnes Făgăraș, les montagnes Iezer, les montagnes Leaota, les montagnes Păpușa et les montagnes Piatra Craiului. Ainsi, Argeş représente la bonne destination pour les passionnés d’escalade et de randonnée. En plus, le paysage est enrichi de lacs glaciaires qui confèrent à la région un charme particulier.

 

 

Argeș se classe parmi les premiers départements dans le domaine de l’industrie de la construction de machines. Les activités culturelles et artistiques sont également encouragées, Argeş ayant de nombreux musées, théâtres, maisons commémoratives et maisons de la culture. Quelques exemples de telles institutions sont les suivantes : le théâtre Alexandru Davila, Les Galeries d’Art et de Création, la maison commémorative Liviu Rebreanu, le musée de la pomiculture et de la viticulture à Golești. Ainsi, le département enrichit le patrimoine national avec de nombreux édifices d’une importance particulière et dignes d’être visités.

La citadelle de Poenari dans le département d’Argeş

La citadelle de Poenari est un monument historique profondément imprégné de la beauté des bâtiments médiévaux. Elle est située juste au sommet d’une montagne dans le département d’Argeș, plus précisément près du lac Vidraru et de la centrale hydroélectrique de Vidraru.

L’histoire dévoile que cette forteresse a été conçue dans une première phase sous le règne de Negru Vodă, mais elle a été consolidée par Vlad l’Empaleur, un voïvode qui l’a utilisée comme point de refuge et d’observation. En 1500, elle apparaît pour la première fois dans un document historique rédigé par le roi de Hongrie, Ladislas V le Posthume. A la suite d’un grand tremblement de terre, une partie de la forteresse s’était effondrée, et a ensuite été restaurée et réaménagée pendant la période communiste afin d’attirer des touristes. Elle est connue comme la deuxième résidence de Vlad l’Empaleur.

 

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La forme de la citadelle est allongée, ayant 5 tours : 4 rondes et une en forme de prisme. Pour arriver à la citadelle, les visiteurs doivent monter 1480 marches. Pour beaucoup de personnes, cela pourrait sembler un itinéraire épuisant, mais on peut dire que la vue qui entoure la vallée d’Argeș compense l’effort fourni.

Le monastère de Curtea de Argeș

Ce monastère représente un édifice orthodoxe situé en Curtea de Argeș. Il a été construit par Neagoe Basarab V entre les années 1515 et 1517, sur les fondations de la première Métropole de Valachie. Il est considéré comme la construction la plus précieuse d’art et d’architecture d’église de cette époque-là. Sous le règne de Charles Ier, le monastère a été transformé en nécropole pour la famille royale du pays. Il s’y trouve les tombeaux royaux des monarques roumains et aussi les reliquaires de Sainte Filofteia, ceux-ci ajoutant une valeur solennelle à l’édifice.   

L’église se compose de trois parties principales : l’autel, le naos et le pronaos. La cour de l’église est élégamment aménagée et comprend un paysage apaisant où les chrétiens jouissent du don de la nature offert par Dieu. Devant l’entrée principale, on trouve le bénitier qui embellit la beauté du monastère avec ses décorations attentivement finies et choisies. Les peintures à l’intérieur ont été réalisées par un peintre respecté de l’époque, Dobromir de Târgoviște. Plus tard, l’architecte français André Lecomte du Noüy a réalisé la restauration et le réaménagement du bâtiment.

Il y a aussi de nombreuses légendes liées au monastère Curtea de Argeș. La plus connue d’entre elles est celle de maître Manole. La légende raconte que Manole a incorporé sa femme, Ana, dans les fondations de ce bâtiment. On disait que tout ce qu’il construisait pendant la journée s’effondrait inexplicablement la nuit.

La solution de ce problème bizarre apparaît à Manole dans un rêve : il devait sacrifier sa femme pour que son travail ne s’effondre plus. Alors, quand Ana vient apporter des victuailles au travailleur, il la construit entre les murs du monastère. Ainsi, la construction a duré dans le temps et la malédiction qui s’était abattue sur elle s’est élevée.

La Route Transfăgărășan – la route représentative du département d’Argeş

La Transfăgărășan, la route officiellement nommée DN7C, a une longueur de 151 km et commence de la commune de Bascov  d’Argeş, jusqu’à l’intersection avec la DN1 entre Sibiu et Braşov. Sa particularité est justement le territoire vaste qu’elle traverse, en passant par des montagnes aux hautes altitudes.

Cette route a été construite à la demande de Nicolae Ceaușescu entre 1970 et 1974. Initialement, elle représentait plutôt une route stratégique réalisée en urgence à cause des menaces des troupes russes qui pouvaient attaquer et bloquer les passages préexistants entre la Munténie et la Transylvanie. La Transfăgărășan avait le rôle de relier les garnisons de Sibiu et Pitești.

La route pavée traverse les plus hautes montagnes de Roumanie, les montagnes Făgăraș, et fait la liaison avec le tunnel du lac Bâlea à 2042 mètres en altitudes. Dans le classement des routes alpines en Roumanie, la Transfăgărășan prends la deuxième place en altitude. Elle est ouverte à la circulation entre le 30 juin et le 1er novembre, tandis que dans le reste des mois elle est bloquée à cause du processus beaucoup trop difficile et inutile de déneigement. Toutefois, pendant l’été il y a des restrictions entre 22h00 et 6h00 en raison de l’obscurité qui augmente les risques et le danger.

Argeș comprend un ensemble impressionnant de paysages médiévaux et il est en même temps un défi pour les passionnés de sentiers de montagne ou pour les passionnés de conduite automobile qui peuvent entièrement ressentir l’adrénaline sur Transfăgărășan.

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Ici vous pouvez trouver cet article en roumain. 

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