André Maurois – La philosophie de l’amour dans le roman «Climat»

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Climat – le roman le plus réussi de l’écrivain français du XXe siècle, André Maurois, propose comme symbolisme le déchiffrement de la philosophie de l’amour.

 

L’adolescence… la période idyllique dans laquelle nous sommes tous pris dans la saveur cachée de l’amour absolu… dans laquelle à la fois l’anima et l’animus, ces modèles parfaits appris depuis l’enfance par chacun de nous, nous conduisent à la recherche de l’amour et à l’apprentissage de son philosophie.

Quand j’avais 18 ans, j’ai eu l’occasion de mettre la main sur exactement ce que ma mère, il y a quelques générations, avait lu au même âge. En partant de la première page du roman avec l’espoir que ce sera un roman qui, au moins pour le moment présent, me fera penser – parce que j’ai une grande confiance et une estime incommensurable pour les goûts culturels de ma mère – j’ai commencé à lire en étant extrêmement intriguée et curieuse de percer ses secrets cryptés.

Comme fil conducteur, nous sommes présentés à un certain Philippe Marcenat, fils de bourgeois qui a formé dès son plus jeune âge son imaginaire féminin à partir des déesses de la mythologie grecque, souhaitant plus tard pouvoir le rencontrer dans l’espace de la réalité empirique.

Plein d’élan sentimental et naïf amoureux comme les enfants, il succombe aux charmes d’Odile Malet – une ravissante jeune femme qui semblait tiquer Philippe toutes les rigueurs affectives avec une petite évasion – pour apprécier son individualisme, et en accord avec lui, la liberté.

Étant devant l’âme désirée, l’homme est pris au piège dans les chaînes de cet amor heres, qui s’agenouille et l’asservit au bord de l’obsession.

Chaque geste de la femme sera sous la surveillance attentive de l’homme, et quelle que soit l’attention qu’elle y portera, elle insuffle à l’homme l’illusion d’un calme, comme tout élan libertin, le torturera, anéantissant ainsi son pouvoir de lucidité.

Bien que son grand désir de recevoir l’amour inconditionnel de son idéal féminin ait été rejeté par le destin, il pousse toujours l’homme dans ses bras, une seconde muse. Cette fois, cependant, Philippe devra appliquer l’auto-suggestion en amour afin d’en accepter un autre à la place de son grand amour.

Isabelle de Cheverny devient celle qui va contribuer à façonner la devise du roman:

 Dans le jeu de l’amour on joue le rôle du plus aimé et du moins aimé, les lignes passent de bouche en bouche, mais restent toujours les mêmes.

L’aimant jusqu’au seuil de son dernier souffle, elle portera le rôle que l’homme avait joué auparavant dans son premier mariage.

En divinisant chaque instant passé autour de lui, la femme ne fera qu’étouffer celui qui par le passé comptait sur la même technique pour entretenir l’attirance dans le couple.

Voici comment prendre soin de soi augmente la passion d’un couple.

Évidemment, Maurois a choisi de mettre en scène la grandiloquence de ce premier amour-propre qui conduit à l’obsession du partenaire opposé, pour le plaisir de créer le drame sentimental qui brouille et donne du goût à l’action du roman.

Qu’est-ce que chacun de nous peut comprendre d’un écrit comme celui-ci, il y a un siècle ?

Car l’esprit même de conservation et une touche d’individualisme peuvent enrichir et transformer une relation érotique en une relation durable, qui contient à la fois les éléments d’un engagement sain, les deux partenaires étant encore ouverts l’un à l’autre, mais aussi cette évolution panoramique de chacun d’eux.

Ce serait, en somme, un amour passionné, qui violerait tout cela pour passer précisément le Camilpetrescien absolu. Nous sommes souvent obsédés par ce que nous ne pouvons pas avoir, et quand il s’agit d’obtenir cette chose dont nous avons tant besoin, nous réalisons que nous avons aimé l’effort pour l’obtenir, pas la chose elle-même.

André Maurois propose comme philosophie de l’amour, la compréhension de l’individualisme relationnel et l’empathie avec lui jusqu’à un point sain.

Le personnage masculin créé par André Maurois meurt à la fin du roman, laissant derrière lui l’esprit perdu d’Isabella et le goût amer d’un premier amour inassouvi. Peut-être que s’il avait compris le besoin de sa première femme de se préserver, il n’aurait pas été tiraillé par la jalousie féroce à laquelle ses scénarios l’invitait.

Philippe aimait follement ce qu’il imaginait être parfait, et pourtant si incompatible avec son soi relationnel. Isabelle adorait l’image d’un homme qui n’aurait jamais pu lui appartenir. Peut-être que si les deux étaient dans leur premier amour l’un pour l’autre, sinon cela aurait été la fin de l’histoire.

Mais, comme le conclut André Maurois lui-même :

Notre destin et notre volonté sont, la plupart du temps, en désaccord.

Afin de pouvoir déchiffrer plus facilement la leçon d’amour du point de vue de la fiction, je vous invite, lecteur, à prendre votre curiosité en consultant les œuvres d’amour les plus importantes écrites par Gabriel Garcia Márquez, en consultant l’article intitulé  Gabriel García Marquez – 5 livres à lire.

Ici vous pouvez trouver cet article en roumain : André Maurois – Filosofia dragostei în romanul „Climate”

 Sources: André Maurois

  • https://kupdf.net/download/andre maurois andre maurois andre maurois-climate_ 58d81bcedc0d605521c34674_pdf André Maurois
  • Camil Petrescu – Ultima noapte de dragoste, întâia noapte de război, Ed. Agora, 2012, București
  • Carl Jung – Amintiri, vise, reflecții, Ed. Humanitas, 2020, București
  • Ion Petre Culianu – Eros și Magie în Renaștere, Ed. Nemira, București, 1995

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