Le 21 juin – Le solstice d’été et L’Eté d’Arcimboldo

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Vara, solstice d'été, estate
Commons.wikimedia.org

Traduction : Zară Daria-Cristiana

L’été calendairistique est arrivé depuis quelques temps, mais voici comment l’été astronomique fait sentir sa présence et apporte avec lui le jour le plus long de la saison. Il s’agit du 21 juin, date qui marque le Solstice d’été.

Le solstice d’été – Qu’est-ce qu’un solstice d’été plus exactement ?

Le solstice est une période de l’année où le plan déterminé par le centre du Soleil et l’axe de rotation de la Terre est perpendiculaire au plan de l’orbite de la Terre. A ce moment, l’angle que les rayons du Soleil et l’horizon à midi font, il est le plus grand. La longitude astronomique du Soleil est de 90°.

Étymologie : Le mot solstice a une double étymologie, à la fois du latin solstitium et du français solstice, exprimant ainsi le fait que le soleil « s’arrête ».

L’approche de l’été et du solstice d’été

On sait déjà les activités que les gens entreprennent pour célébrer l’arrivée de l’été calendairistique ; peut-être que certains d’entre vous sont déjà partis à la mer, à la montagne ou ont fait une randonnée au cœur du foret, car la nature a beaucoup de beauté à nous offrir, surtout à cette période de l’année. Alors, je propose de célébrer l’été tout en admirant et en analysant le charme de cette saison tant aimée aussi bien des enfants que des adultes.

Ainsi, un bon moyen d’en faire cela, c’est d’attarder un peu notre regard sur la représentation du tableau L’été de Giuseppe Arcimboldo qui appartient à la série des quatre saisons. Cette œuvre artistique nous fera sans doute sentir le parfum des fruits et l’arôme des légumes gâtés par le soleil si doux et pourtant impitoyable.

Giuseppe Arcimboldo (5 avril 1526 – 11 juillet 1593)

Représentant du maniérisme, Giuseppe Arcimboldo était un peintre italien qui se distinguait par ses figures allégoriques, réalisées par des combinaisons surprenantes d’éléments de la nature, à la fois des êtres vivants et des objets, et qui formaient un lien métaphorique avec le sujet présenté.

Le maniérisme

Même ceux qui ne sont pas passionnés d’art ont certainement entendu parler de la Renaissance et d’autres courants et styles représentatifs, mais le maniérisme est moins connu. Qu’est-ce que le maniérisme plus exactement ? Le maniérisme est un style artistique qui se situe entre l’apogée de la Renaissance et les débuts du style baroque et du classicisme. L’année de son apparition est 1520 et le lieu de sa naissance est, bien sûr, l’Italie. La fin de ce style se situe environ entre les années 1580-1650.

Le Solstice d’été – La naissance des 4 saisons

Étant au service de la cour impériale de Vienne, Giuseppe Arcimboldo est chargé directement de l’empereur Maximilien II de Habsbourg, de réaliser une série de quatre tableaux illustrant les saisons. Il était assez fréquent à cette époque-là de reproduire des peintures réalisées spécialement pour les cours royales. Les saisons ne font pas exception.

Elles ont été reproduites par Arcimboldo lui-même. Un tel ensemble a été fait pour être offert en cadeau à l’électeur Auguste de Saxe, pour symboliser l’unité entre catholiques et protestants face au danger turc.

Malheureusement, il ne reste que l’Hiver et l’Été de la première version des œuvres. Ils sont exposés au Musée Kunsthistorisches de Vienne. Le Printemps peut être admiré à l’Académie royale des beaux-arts de Madrid.

L’Été et le solstice d’été

Enfin, après avoir compris le contexte du tableau, on peut se concentrer sur son analyse et sur les éléments qui s’entremêlent harmonieusement pour former un visage vivant. Si on le regarde de loin, on remarquera un profil humain. Seul un regard minutieux et attentif peut révéler les nombreux détails sans lesquels l’unité parfaite n’existerait pas. Après l’exubérance des fleurs au printemps, la simplicité de la nature est représentée par la riche récolte estivale. Il est ainsi capturé par Giuseppe Arcimboldo.

Le Solstice d’été – Le visage

On commence déjà à connaître le visage mystérieux, remarquant que la joue parfaitement ronde et rose est une pêche mûre. La répartition des couleurs, du foncé au clair, donne l’impression que notre cher visage est rouge. Comme s’il était resté trop longtemps proie à la chaleur torride de l’été, le visage semble être venu de recevoir un compliment, ou que son bien aimé aurait passé autour de lui sans l’en apercevoir.

Les cerises sont un symbole récurrent, qui est utilisé à la fois pour les yeux et pour d’autres parties du visage, voire dans ses cheveux. Le nez est un concombre allongé, le menton ressemble à une poire proéminente et le sourire, heureux d’échapper au soleil impitoyable, il est une cosses a cinq petits pois.

Le Solstice d’été – La tête

Un chou triomphe au sommet de la tête. Le reste de la tête contient une petite aubergine, une grappe de raisin, une branche avec quelques prunes et évidemment les indispensables cerises. Le chromatique est le plus précis possible pour illustrer l’été dans toute sa beauté et ses nuances particulières. Pour assembler le tout d’une manière harmonieuse et naturelle, les espaces entre tous ces fruits sont remplis par quelques épis de blé et des feuilles, dont se distinguent surtout les vignes.

 

Les éléments de la partie inférieure 

Les épis de maïs font référence aux éléments verticaux et semblent nous envoyer au cou de la figure, fait de diverses légumineuses. Le manteau de notre profil est un amalgame d’épis de blé et nous donne deux détails intéressants : la signature de l’artiste, faite précisément sur le col, et la date de l’œuvre – 1563.

De la poitrine, un artichaut pénètre le manteau et fait sentir sa présence. La forme et la taille de l’artichaut rappellent le cœur humain, comme si la joie d’une telle saison pouvait faire bondir son cœur. L’image de fond sur laquelle on retrouve l’Eté ne pouvait être que noir, noir sombre, pour que les nombreuses couleurs spécifiques soient mises en valeur..

L’homme a été créé de la matière et de l’esprit du monde. (Paracelse) 

Dans le contexte actuel, l’être humain oublie complètement la communion primordiale entre l’homme et la nature. De nos jours, la nature, la maison qui abrite tout le monde, n’est pas protégée ou appréciée, de sorte que les générations futures en profitent comme on l’a fait.

La méchanceté et l’ignorance laissent des traces de plus en plus visibles. Ce tableau exprime ce qu’on doit  tous ressentir, une unité pleine de la nature à partir de laquelle l’homme a été formé et dans laquelle on retournera un jour.

Vous pouvez également lire cet article en roumain – 21 iunie – Solstițiul de vară și „Vara lui Arcimboldo” 

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